Les moisissures

Moisissure, une appellation de large couverture

 

L’appellation de moisissure recouvre une réalité très vaste. Classées dans la catégorie des organismes pluricellulaires, les moisissures correspondent à une famille très étendue. Pas moins de mille espèces différentes ont été identifiées. Nous sommes en présence de micro-organismes qui partagent le même mode de développement filamenteux. Ces organismes font partie de divers règnes mais plus souvent, l’on a affaire à des champignons. C’est notamment le clade des mycètes qui est remis en cause.

 

Des circonstances de développement caractéristiques

 

Le millier d’espèces de moisissures connues partage les mêmes circonstances de développement. Ces micro-organismes exigent d’abord une certaine qualité d’environnement. L’humidité tient un rôle central dans ce dernier. Un minimum de 65 à70% d’humidité est requis pour que les moisissures xérophiles se développent. Ces espèces constituent une part minoritaire de la population de moisissures fréquemment rencontrées. La majorité des espèces ne se développent qu’à partir de 80 à 90% d’humidité. Les exigences de température dépendent également des espèces. Il existe en fait des températures minimales et maximales de croissance ainsi qu’une fourchette optimale. Pour les mésophiles, celle-ci est de 15 à 30°C. Les psychrophiles croissent idéalement entre 0 et 17°C et les thermotolérants entre 15 et 40°C. La température optimale pour les thermophiles se situe entre 35 et 40°C. Le pH du milieu est sans impact sur le développement de ces micro-organismes. Des espèces arrivent à s’adapter en milieu acide avec un pH de 1,7 à 2. Aérobies, ces organismes ont besoin d’oxygène pour se développer. Certaines espèces s’adaptent à de faibles taux mais la quantité de toxines produite s’en ressent. Les moisissures requièrent une quantité suffisante de composés organiques pour leur alimentation. Cela inclut l’azote et le carbone. De faibles quantités d’ions minéraux tels que magnésium, phosphore et potassium leur sont utiles. Le métabolisme des éléments nutritifs peut nécessiter ou non une transformation. Le cas échéant, le micro-organisme procède à l’assimilation en sécrétant une enzyme qui lui est spécifique.

 

Le mode de développement

 

Le développement de la moisissure se joue au centre de son appareil végétatif. Celui-ci, appelé mycélium, est un réseau filamentaire dont l’unité est le hyphe. Le mycélium constitue la tâche sombre visible la surface des supports ou des aliments moisis. C’est lui qui assure l’alimentation de la moisissure, partant à la recherche des nutriments et les assimilant. L’apex des hypes est le point de départ du développement de l’organisme entier. C’est notamment ici que se déroulent les réactions de synthèse utiles pour le développement de la cellule de chaque organisme. La toxicité des moisissures constitue le principal motif encourageant leur éradication. Les mycotoxines sont sources d’intoxication alimentaire. Certaines sont aussi responsables de l’altération de la qualité de l’air. L’odeur caractéristique de moisi est à mettre sur le compte des composés organiques volatils associés aux phases de développement. Différentes pneumopathies et manifestations allergiques sont imputées aux spores. D’un autre côté, des études canadiennes posent la résurgence de moisissures extrémophiles. Résistant à des conditions qui leur sont normalement inadaptées, celles-ci affectionnent les recoins des appareils électro-ménagers courants comme la cafetière. 

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